Le froid, la neige et le virus
C’est pendant l’hiver 2021, un hiver sous le signe du Covid, que j’avais peint cet autoportrait. Souvenir vif et pourtant presque irréel d’un monde figé par une hibernation sanitaire qui nous renvoyait à nos solitudes respectives.
Froid et neige de saison sont de retour mais c’est une toute autre épidémie, bien plus dangereuse, qui paralyse actuellement non seulement les cerveaux mais aussi les cœurs : le Nationalisme.
C’est une maladie bien connue, facile à diagnostiquer et difficile à soigner. Très tenace, elle revient d’une façon cyclique, mute sans cesse pour contaminer les esprits faibles, les déçus, les laissés pour compte et les revanchards. Quand le nombre de malades devient important, ceux qui savent tirer profit de cette situation, la renomme » Patriotisme » et ce qui fut vice devient vertu. Ainsi une population devenue malade est persuadée que les autres, les vaccinées, sont à traiter…
Tout ça a déjà eu lieu, ici et ailleurs, mais la force de cette nouvelle vague nationaliste est telle que nous ne pouvons pas faire comme si cela nous ne concernait pas. Albert Einstein écrivait en 1934 : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire ».
Amis d’ici et d’ailleurs, je nous souhaite du courage et de la ténacité pour empêcher que la loi du plus fort ne devienne la norme.
Image©jorglanghans : Self-portrait ( hold on ), 2021, Oil, gouache, watercolor and pastel on paper, 65 x 50 cm
